Street art, hangars industriels et ferry gratuit : au nord de l'IJ, NDSM est le point de départ idéal pour visiter Amsterdam sans se ruiner en parking. Et franchement, ce quartier mérite bien plus qu'un simple arrêt.
NDSM, sur la rive nord de l'IJ
01Le bon plan pour se garer à Amsterdam
Se garer en plein centre d'Amsterdam, c'est cher et compliqué. Ma solution : laisser la voiture à NDSM, au nord de la ville. J'avais réservé ma place à l'avance sur l'application ParkBee, et j'ai payé 19 € pour sept heures. Simple, rapide, et bien moins cher qu'en centre-ville.
Parking ParkBee à NDSM, 7 heures19 €
✎ Réservez votre place à l'avance sur ParkBee, surtout le week-end.
02Le ferry gratuit jusqu'à Centraal
Depuis le parking, quelques minutes à pied suffisent pour rejoindre l'embarcadère NDSM-werf. Le ferry relie NDSM à la gare centrale gratuitement, et la traversée ne dure qu'un quart d'heure. Une première balade sur l'eau avant même d'avoir commencé la visite.
✎ C'est la promenade en bateau la moins chère d'Amsterdam, et l'une des plus belles vues sur le port. Mettez-vous à l'arrière du ferry pour voir la ville s'éloigner.

Le ferry sur l'IJ
03Un quartier encore méconnu
Je m'attendais à un simple parking, et j'ai découvert un vrai coup de cœur. Ce qui frappe à NDSM, c'est le contraste : des bâtiments à l'architecture très moderne côtoient des murs entièrement couverts de graffitis. Ancien chantier naval, le site a gardé son âme industrielle tout en devenant un repaire créatif.
Au cœur du quartier, l'immense hangar de la NDSM Loods abrite Art City, la Kunststad : environ quatre-vingts ateliers où travaillent quelque deux cent cinquante artistes, designers et artisans. C'est l'un des plus grands lieux de création d'Amsterdam. Le reste du hangar accueille des expositions, des tournages et des événements. On s'y balade librement entre les œuvres, et le tout est gratuit.
✎ NDSM doit son nom à la Nederlandsche Dok en Scheepsbouw Maatschappij, le chantier naval qui construisait ici des cargos et des navires de guerre. Il a fermé dans les années 1980, laissant des hangars vides que des artistes et des squatteurs ont investis — d'où le quartier d'aujourd'hui.

La Kunststad
04Un paradis pour les photographes
Moi qui adore la photographie, j'étais servie. Chaque coin de rue offre une nouvelle composition : textures rouillées, fresques colorées, lignes géométriques des immeubles. Le jour de ma visite, un groupe participait même à un atelier de street art et taguait les murs à l'extérieur. Voir les œuvres naître sous mes yeux, c'était un vrai bonus.
✎ Venez tôt le matin pour profiter de la lumière et photographier les fresques sans la foule.
✎ Les fresques changent en permanence : ce que vous photographiez aujourd'hui aura peut-être disparu dans six mois, recouvert par une autre. C'est ce qui rend l'endroit vivant — et vos photos datées, au bon sens du terme.

Atelier de street art
05Le STRAAT Museum, pour une prochaine fois
Seul regret : je n'ai pas pu visiter le STRAAT Museum, consacré au street art et au graffiti. Ses horaires ne collaient pas avec mon programme, et j'avais déjà prévu de filer à l'exposition World Press Photo, à la Nieuwe Kerk. Ce n'est que partie remise.
STRAAT Museum
+Si vous tombez le bon week-end
Une fois par mois, les deux immenses hangars du quai accueillent les IJ-Hallen, présentées comme le plus grand marché aux puces d'Europe : environ sept cent cinquante stands de vêtements, de meubles, de livres et de brocante, à l'intérieur comme sur l'esplanade.
✎ C'est un week-end par mois, le samedi et le dimanche, de 9h à 16h30, et l'entrée est payante. Les dates sont publiées à l'avance : un coup d'œil au calendrier avant de choisir votre jour peut transformer une simple halte en vraie sortie.
+En résumé
NDSM, c'est bien plus qu'une astuce pour se garer. C'est un quartier vivant, créatif et gratuit, qui montre une facette d'Amsterdam loin des cartes postales. La prochaine fois que vous visitez la ville, commencez par là.